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Un fils parle de façon touchante et avec fierté de sa mère. Il raconte la discrimination qu'elle a subi dans les médias et dans l'industrie du film et du théâtre.
Transcription vidéo:
Ma mère s'appelle Claire Prieto, et je veux vous raconter son histoire.
Ma mère ― mes parents ― sont les premiers producteurs noirs de films dans ce pays, vous comprenez? Ma mère a plus de 30 ans d'expérience dans l'industrie du cinéma et de la télévision, précisément comme productrice. Et elle a toujours eu de la difficulté à accéder aux sphères de création grand public.
Elle faisait des demandes d'emploi et posait sa candidature pour travailler dans des organismes du milieu des médias parmi les plus importants au Canada. Presque tous répondaient qu'elle était surqualifiée. Il faut aussi savoir que ma mère a une affinité particulière pour la communauté noire et lui offre un très grand appui.
Ils savaient que s'ils engageaient ma mère, elle emmènerait avec elle des gens de couleur. Comme ma mère était chef de la production, elle pouvait aller chercher 15, 20 ou 30 personnes de couleur qualifiées, talentueuses et éduquées qui viendraient travailler sur le plateau. Souvent, ça rendait les gens très mal à l'aise. Ce qui fait qu'avant de partir, ma mère ne travaillait plus depuis environ deux ans.
Ma mère et mon père sont arrivés ici en 1970. Elle a quitté le Canada en 2007, juste parce qu'il n'y avait réellement plus rien pour elle ici, et c'est vraiment dommage parce qu'elle part avec toute une expérience. La quantité de personnes que ma mère ― en particulier des jeunes femmes de couleur ― a conseillées... C'est presque l'ensemble des personnalités des médias et de l'industrie du film et du théâtre, surtout les personnes de couleur, vous savez.
Ils lui donnaient toujours des prix, mais ils ne lui donnaient pas de boulot.
Les gens devraient avoir le droit d'accomplir les objectifs qu'ils veulent atteindre. Ils ne devraient par être empêchés de réaliser ces objectifs, vous savez, selon des principes dont, en fait, le pays parle beaucoup, c'est-à-dire le multiculturalisme, l'égalité des chances et ce genre de chose... Pour que ce soit là la raison pour laquelle quelqu'un comme ma mère ne pouvait pas se trouver du travail et rester au Canada et continuer de faire des films sur les personnes de couleur ici ― pour que ce soit là la raison, il s'agit d'une question des droits de la personne.
